Crise et traités européens étranglent les peuples

Après cent jours de gouvernement social-démocrate, les travailleurs grecs sont confrontés à une amputation de leur salaire par le biais de la réduction des allocations sociales, de l’augmentation de la vignette automobile, de la multiplication des péages routiers et de la hausse des tarifs de ces péages.

De plus, le gouvernement social-démocrate a lancé une offensive contre la Sécurité Sociale en repoussant l’âge de départ à la retraite, jusqu’à 15 ans pour certaines catégories, ce qui touche particulièrement les jeunes et les femmes.

Par ailleurs, avec le programme de stabilité, le gouvernement va faire payer le peuple pendant au moins trois ans. Dans le même temps, il cherche à augmenter les taxes à la consommation et la TVA alors qu’il pousse pour des exonérations fiscales pour le grand capital.

« Du sang et des larmes » au peuple grec, voila la recette préconisée par le conseil européen pour faire face aux difficultés financières et budgétaires que connaît ce pays.

La même détestable potion se prépare dans tous les pays européens avec des plans de super austérité et de destructions de droits sociaux.

Partout, en effet, les salaires sont bloqués, les emplois dans les services publics sont diminués, les niveaux de protection sociale abaissés et l’âge ouvrant droit à la retraite reculé.

Loin d’être d’une Europe protectrice comme l’affirmait ses promoteurs, l’actuelle construction européenne qui s’appuie sur les traités de Maastricht et de Lisbonne étrangle les peuples.

Heureusement, un front de refus de la régression sociale en France et en Europe s’organise et de nombreuses luttes se développent dans de nombreux pays européens.