Dernière tournée dans le Cantal

Le 4 mai, un facteur d’Aurillac dans le Cantal s’est suicidé pendant sa pause de midi.

Sa famille et ses collègues pensent que la décision de lui retirer sa tournée quelques mois auparavant ne serait pas étrangère à son acte.

La réorganisation de La Poste prend de plus en plus la tournure de celle de France Télécom.

Face au déni total de la part de la direction refusant de considérer que la réorganisation génère de la souffrance au travail, malgré les nombreuses alertes syndicales, on arrive à se demander combien de suicides il faudra avant que cette souffrance ne soit prise en compte.

Nous, salariés, n’avons rien d’autre que la force de nos bras pour vivre. Nous ne demandons pas des fortunes, mais juste un travail pour avoir de quoi faire vivre nos familles en toute dignité.

« Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur » a lancé Winston Churchill dans un discours resté célèbre en 1940.

Nous ne sommes pas en temps de guerre.

Le travail mérite sans aucun doute des efforts pour être accompli, et provoquer de la sueur et de la fatigue, mais en aucun cas de la souffrance, de la peine, des larmes et du sang.