Des résultats en hausse: la direction doit répondre aux revendications

Le bilan financier 2005, quoi qu’on en dise, présente une entreprise en bonne santé financière. La croissance du secteur est réelle. Les perspectives seraient meilleures si le pouvoir d’achat des utilisateurs potentiels mobiles comme fixe, était à la hausse.

Sur le budget 2006, les perspectives de croissance sont minées par le choix de satisfaire avant tout les actionnaires par l’augmentation des dividendes au détriment de l’intérêt général.

Les bouleversements technologiques et la concurrence sont une réalité. Pour la CGT ils ne peuvent justifier les mesures annoncées dont l’objectif est avant tout continuer de faire de France Télécom une machine à cash pour les actionnaires et les banques, au prix d’un recul de société pour les usagers comme pour le personnel et au risque de réduire le potentiel de croissance. Il en est ainsi de l’accélération des restructurations, la poursuite des suppressions d’emplois (17000 suppressions d’emplois sur 3 ans d’après l’AFP), la réduction des dépenses, aucune priorité donnée sur les infrastructures réseaux.

La situation financière de France Télécom permet une politique économique et sociale beaucoup plus ambitieuse qui réponde aux besoins des salariés et de la population.

La Fédération CGT des salariés des activités postales et de télécommunications porte plus que jamais l’exigence du droit à la communication pour tous. Cela passe par :

  • Une autre régulation des télécoms en Europe favorisant les coopérations en matière industrielle et de recherche.
  • L’appropriation publique des activités de télécommunications en France, qui s’appuie sur une réappropriation publique totale de France Télécom, au service de la réponse aux besoins de la population et des salariés.
  • Le développement de l’emploi stable et qualifié dans l’ensemble du groupe France Télécom.

Tract résultats France Télécom