En direct du CE DTCE du 28 mai et 2 juin 2010 – Retraites, emplois, salaires, primes, souffrance : Tout est lié !

Après la grande journée d’action du 27 mai sur les retraites, en forte hausse par rapport aux initiatives unitaires des 23 mars et 1er mai, rassemblant des milliers de salariés malgré les mensonges chiffrés et fantasmes démographiques des pouvoirs en place, l’idée que, seul le retour au plein emploi, l’augmentation des salaires et l’élargissement de l’assiette des cotisations peuvent permettre d’assurer la pérennité de nos régimes de retraite, est de mieux en mieux comprise.

Ce qui est au cœur des luttes des salariés en France et dans toute l’Europe, face aux annonces de plans d’austérité (ou si vous préférez de plans d’économie…), c’est bien la question de la répartition des richesses !

Imposer un juste retour sur les richesses qu’ils créent reste aujourd’hui et demain le mot d’ordre de l’ensemble des salariés !

A France Télécom, dans le cadre du TPS et devant le souhait exprimé par les unités d’une certaine harmonisation sur le périmètre Centre-Est, un comité de pilotage a été créé pour mettre en place un référentiel sur l’octroi d’une prime.
Ce comité, composé de membres de la Direction, a considéré qu’au-delà de 1500 euros il n’y aurait pas de prime, et en dessous, l’échelle irait de 0 à 9 mois.

Ainsi sur la DTCE, la direction considère qu’une pension de 1500 euros est normale pour un salarié ayant travaillé toute sa vie dans une entreprise qui dégage chaque année des milliards de bénéfice…
Déjà quelques salariés font les frais de cette politique alors que la décision « 51 » stipule que cette prime peut aller jusqu’à 24 mois de salaire !

La CGT a soumis ces quelques exemples à la Direction, et a rappelé son opposition aux choix de l’entreprise de dégager des milliards de cash flow au lieu de permettre aux salariés de finir dignement leurs vies.

Dans ce cadre, les salariés ont encore du mal à croire au nouveau France Télécom, et la CGT estime qu’ils ont raison !

Quant à la souffrance au travail, la CGT a aussi démontré, exemple à l’appui, que ce nouveau France Télécom à la DT était  encore bien loin du vœu formulé par le Directeur régional Rhône Alpes dans la revue « acteurs de l’économie » : « Que France Télécom soit, dans les prochaines années, montré en exemple pour la qualité de son management et de ses relations sociales. »

Il aurait pu ajouter, pour ses conditions de travail et pour ses rémunérations justement réparties, gage de pensions acceptables, mais c’était certainement au-dessus de ses forces, tant que les principaux bénéficiaires de la politique FT resteront les principaux actionnaires…

C’est bien cela qu’il faut changer, et la CGT, avec le personnel, continuera à lutter en ce sens !