En direct du CE DTCE du 29 mars 2010 – Rapport des médecins

Les médecins du travail ont rendu un rapport commun dénonçant cette année encore les conséquences néfastes des conditions de travail des salariés !

Ci-après quelques extraits des 4 pages de conclusions :

  • « …pour un grand nombre de salariés, il est constaté une dégradation de l’estime de soi et une perte de sens du travail… »
  • « ..le coût psychique est majeur et à l’origine de beaucoup des dépressions observées… »
  • « …le management conduit à l’adoption de conduites où des salariés vont être amenés à trahir l’éthique professionnelle, puis à se trahir eux-mêmes… »
  • « …les salariés des services commerciaux font l’expérience de « ventes forcées » quand ils ne parlent pas de tromperie envers le client… »
  • « …l’organisation du travail soumet les salariés à être confrontés à des injonctions paradoxales… »
  • « …sentiment général chez les salariés d’usure, perte de repères, démotivation… »

À la lecture de l’intégralité des rapports, il est manifeste que certains collègues sont en danger !

Et la Direction tarde à prendre des mesures de première urgence…

La CGT a pointé quelques points particuliers : visites de reprise (suite à congé maladie) différées voire inexistantes, augmentation des visites à la demande des salariés ou managers, managers fragilisés car ne disposant pas de réels leviers sur l’organisation du travail.

Pour la DT, les directeurs d’Unités auront les marges de manœuvre suffisantes pour mener des actions correctives, notamment au travers des CHSCT…

Comme la CGT, les médecins ont déploré la centralisation des métiers et par conséquent, l’inexistence de possibilités de reclassement sur les petits sites.

Pour les médecins, l’entreprise a été rattrapée en 2009 par la souffrance de ses salariés et il est urgent de restaurer le pouvoir d’agir des femmes et des hommes en situation de travail car la souffrance n’est rien d’autre « qu’une amputation du pouvoir d’agir… »

La CGT abonde dans le sens des médecins qui citent : « l’efficacité de l’activité des salariés réside dans le souci et la réalisation du travail bien fait, celui dans lequel on peut se reconnaître individuellement et collectivement, celui qui rend fier d’appartenir à l’entreprise… »

Reconquérir la qualité du travail et agir en premier lieu sur l’organisation du travail reste au cœur du pouvoir d’agir !

Si pour les médecins, un changement est perceptible, cette mutation reste indispensable pour redonner espoir à tous les salariés de l’entreprise.

Si réhabiliter le travail « comme source d´épanouissement personnel et de progrès collectif » est un enjeu majeur, si les médecins du travail s’inscrivent (et ils le souhaitent !) dans cette perspective, il faudra alors bien les entendre et leur donner les moyens nécessaires et suffisants pour exercer leurs missions dans de meilleures conditions.

La CGT sera à leurs côtés dans ce combat !