En quoi la politique et la stratégie de La Poste dégradent le service public postal

Le service public postal, la péréquation tarifaire, l’accessibilité bancaire, la présence postale sur l’ensemble du territoire, la distribution du courrier 6 jours sur 7, le J +1, tout est remis en cause quotidiennement.

La dégradation de la situation à La Poste est inquiétante. Cela se traduit notamment par :

  1. les fermetures définitives de bureaux de poste de plein exercice, la transformation de plus de 5000 d’entre eux en Agence Postale à la charge des communes ou dans des commerce même si les nombreuses luttes des élus et usagers ont permis de limiter la casse. S’ajoutent des fermetures temporaires de bureaux, de un ou plusieurs jours (sous divers prétextes. Il serait plus efficace d’ouvrir des bureaux entre 12h et 14h au lieu d’ouvrir le samedi après-midi.
  2. l’augmentation des tarifs pour une baisse des prestations, Cela a été aussi la fermeture de nombreux livrets d’épargne populaire dû à un manque de personnel pour contrôler toutes les procédures.
  3. La Banque Postale devient le donneur d’ordre des bureaux et centres financiers de La Poste et multiplie les «  partenariats » avec des entreprises privées pour proposer de nouveaux produits et services à la population au lieu de les développer au sein du service public postal.
  4. la disparition programmée des centres de tri départementaux au profit de plate-forme industrielles du courrier. Cette centralisation conduit à réduire la qualité de service, cela ne permet plus une réactivité de proximité pour l’acheminement du courrier et jette des centaines de camions sur les routes pendant que la Poste parle de développement durable.
  5. L’industrialisation du traitement du courrier induit une dégradation du service rendu. Ainsi le courrier mal libellé est systématiquement rejeté par les machines. Il est donc non distribué ou alors avec des délais dépassant le trimestre. Le timbre à date ne correspond plus au lieu de dépôt du courrier mais à celui de sa massification, rendant le J +1 de plus en plus aléatoire.
  6. la suppression de TGV traitant le courrier économique prétextant l’augmentation des coûts de transport,
  7. la mise en place de ce que la poste appelle la sécabilité avec des jours dits « bleus » .(plusieurs tournées faites par un même facteur contraignant à des congés obligatoires pour les agents, mais aussi à une baisse de la qualité de service), à l’opposé nous revendiquons le maintien d’une distribution 6 jours sur 7 de l’ensemble du courrier,
  8. La mise en cause de la distribution quotidienne de la Presse sur tout le territoire par les facteurs avec son transfert à une filiale NEOPRESS, qui l’assure en portage que sur les grandes concentration urbaine.
  9. du courrier « laissé » de coté pendant plusieurs jours, des bureaux grand public ouvert le samedi après-midi et fermé le lundi, le courrier n’est relevé que le mardi, soit 4 jours après le dépôt.
  10. Au niveau des colis, les acquisitions externes à l’étranger qui se multiplient, le colis rapide est ainsi plus coûteux pour les usagers par le biais de la filiale Chronopost.

Les exemples pourraient être multipliés à l’infini. Tout est décidé pour dégager le profit maximum et pour rendre La Poste gérable par et pour les marchés financiers.