FTSA: Combattons la souffrance au travail maintenant!

C’est avec tristesse et révolte que nous avons appris l’été dernier le suicide de trois collègues de France Télécom en juillet (le 23 : URR Montpellier ; le 26 : AE Trappes ; le 27 : URR Cholet).

Ces drames s’ajoutaient malheureusement aux précédents, et nombreux sont les agents de France Télécom, qui sans en arriver à des extémités aussi dramatiques, vivent de plus en plus mal dans les services.

Le bilan social 2003 confirme la progression du nombre d’arrêts de maladie par agent qui atteint des records avec une moyenne de 18 jours par agent, soit le double de la moyenne nationale. Sur une année, cela signifie que l’on doit travailler pratiquement 1 mois uniquement pour remplacer un collègue en maladie

La direction doit assumer ses responsabilités

La loi oblige tout employeur à veiller à la santé et à la sécurité de ses salariés.

Mais à France Télécom les suppressions massives d’emplois, les restructurations permanentes, les mobilités forcées, les pressions exercées sur le personnel, les sanctions abusives, la part variable vendeur (PVV), la performance individuelle comparée, se traduisent par une dégradation sans précédent des rapports sociaux dans les services et par un accroissement de la souffrance au travail.

Le personnel est, de plus en plus, usé, démotivé, déstabilisé, fortement « incité » à quitter l’entreprise.

Une telle politique de management est désastreuse pour les personnels mais aussi pour l’avenir de France Télécom. Aucune entreprise ne peut imaginer construire son avenir avec un personnel démotivé, déstabilisé dont le taux d’absentéisme pour congé maladie ne cesse de progresser depuis la privatisation (+ 67%).

Nombreux sont les rapports de la médecine de prévention et les comptes-rendus des CHS-CT qui alertent les directions sur les conséquences des méthodes de gestion des ressources humaines.

La souffrance au travail n’est pas une fatalité. Notre santé vaut mieux que leurs profits.

Les personnels sont de plus en plus nombreux à rejeter la politique de la direction qui conduit à cette situation. Les actes de résistance, sous toutes les formes, se multiplient, les grèves, les manifestations, les interpellations des directeurs doivent se poursuivre et s’amplifier.

D’autres choix sont possibles et indispensables. Ils s’appuient sur la prise en compte des revendications exprimées par le personnel en matière de recrutement, de développement des activités, d’organisation et de conditions de travail, de respect et de considération des salariés, de reconnaissance du travail se traduisant par une revalorisation des salaires, des règles de promotion transparentes et équitables et une formation professionnelle permettant des évolutions professionnelles pour toutes et tous

La CGT appelle en 2005 tous les personnels à se rassembler, à débattre et à décider des formes d’action pour imposer aux directions :

  1. La prise en compte des rapports de la médecine de prévention et des CHS-CT,
  2. L’arrêt des suppressions d’emplois, des délocalisations d’activités et des mobilités forcées,
  3. L’abandon de la PIC et de toute mesure vécue comme du harcèlement moral,
  4. L’ouverture de négociations sur les revendications.