Les commerciaux se font entendre!

Le secteur commercial est un de ceux qui subit de plein fouet l’aggravation des conditions de travail, le stress, la fatigue d’un métier particulièrement exigeant. Le mal est profond et les forces de vente ne sont pas dupes.

Les commerciaux ont été nombreux dans les journées de mobilisation des 7 et 23 septembre derniers et ils ont encore fait entendre leur voix ce 5 octobre 2010. 50% étaient en grève au niveau national, et 63% au niveau de la Haute-Savoie.

Les forces de vente avec la CGT, ont porté partout l’exigence d’ouverture de négociations sur leurs revendications. Cette mobilisation est historique. Elle s’inscrit pleinement dans le processus de lutte contre la réforme des retraites. La Poste et la Banque Postale ne peuvent rester sourdes aux attentes revendicatives des commerciaux.


Les revendications exprimées reposent sur des points essentiels : la rémunération, l’emploi, les conditions et la charge de travail.

D’autres choix sont possibles ! La CGT a des propositions spécifiques pour les commerciaux :

Rémunération :

  • Un minimum de salaire pour les cadres de 2 885 € mensuels bruts (plafond de la Sécurité Sociale),
  • L’extension de la grille salariale aux cadres contractuels de droit privé,
  • Mise en place d’un 13ème mois,
  • 500 € de prime bancaire intégrée au salaire et revalorisation annuelle,
  • Attribution de la prime bancaire aux GESCLI et aux ACI et son intégration dans le salaire,
  • Un 13ème mois.

Emploi et conditions de travail :

  • Reconnaissance du métier par l’octroi du III-2 au minimum avec passage automatique en III-3 au bout de 2 ans,
  • Octroi du III-1 pour les GESCLI et les ACI,
  • attribution du statut cadre pour les cotisations sociales et de retraites,
  • Création d’une brigade d’EAR commerciaux avec un vrai statut d’EAR,
  • La réaffirmation des crédits immobiliers dédiés aux fonctions des CSI,
  • Arrêt de toutes les procédures de licenciement, disciplinaires et de dé-classifications,
  • Prise en compte des années d’études pour le calcul des droits à la retraite,
  • Possibilité de passerelles pour changer de métiers,
  • Arrêt du management par le stress et le harcèlement,
  • Plus d’autonomie, arrêt de l’infantilisation concernant toute la chaîne commerciale ainsi que les moniteurs des ventes (reporting, flicage, multiplication des accompagnements…),
  • Respect de la vie privée notamment par des horaires compatibles avec nos vies personnelles et familiales, ce qui implique le maintien du samedi sur 2, au minimum et des heures de fin de service décentes, l’arrêt du travail le samedi après midi,
  • Respect des 35h, droit aux congés aux dates souhaitées,
  • Création massive de postes d’assistants(es) : 1 conseiller = 1 assistant,
  • Objectifs cohérents, négociés et adaptés au potentiel du bureau, au secteur et au temps de travail ainsi que les moyens de les réaliser (véhicule de fonction, téléphone…),
  • Arrêt de l’objectivation du nombre de RDV par jour,
  • Réelle politique de formation : la mise en place d’IARD et du Crédit doit permettre une véritable reconnaissance de la qualification par l’emploi et le salaire, de véritables formations sur les nouveaux produits et outils,
  • Légitimisation de la responsabilité sociale de cadres (autonomie, initiative, responsabilité, professionnalisme, technicité…) et respect de notre déontologique et de notre éthique.