Provocation contre les astreintes

C’est par une lettre laconique qui sonne comme une provocation, que les organisations syndicales ont appris le 21 septembre que France Telecom prenait acte qu’aucune organisation syndicale n’avait signé le chiffon de papier qui tenait lieu de prétendu accord sur l’astreinte.

« Messieurs » (le signataire de cette lettre a oublié que plusieurs des DS centraux qui ont emmené les délégations syndicales étaient des femmes ! )

« Lors de la dernière réunion de négociation relative aux astreintes, une période de signature de l’accord a été ouverte avec pour terme le 15 septembre au soir. Je vous informe qu’au terme de cette période, l’accord n’a recueilli aucune signature. Ainsi à défaut de la conclusion d’un accord collectif, le régime d’astreinte sera fixé par voie de décision unilatérale.

Je vous prie d’agréer messieurs, l’expression de mes salutations distinguées »

France Telecom essaie de faire disparaître d’un trait de plume un texte négocié en son temps (1982) et appliqué depuis à la satisfaction de tous. Elle vise à casser non seulement les astreintes, mais aussi les permanences statistiques (et leurs compensations spécifiques). Elle efface jusqu’aux outils mêmes qui permettent d’assurer les permanences (ex : postes de services et forfaits qui leur sont liés)

En s’attaquant ainsi aux astreintes, la direction signifie qu’elle s’attaque à l’identité des Telecom et des ses techniciens.

A la veille de la journée d’action du 4 octobre, ce coup bas apparaît comme une véritable provocation.

Le personnel qui monte les astreintes, comme celui qui monte les permanences statistiques n’acceptera pas sans réagir un tel dictat d’un patronat qui se prétend moderne mais qui se comporte comme le pire des exploiteurs.

Parce que l’astreinte est une privation momentanée du « droit fondamental d’aller et de venir » (Charte des droits fondamentaux), elle justifie pleinement d’être correctement indemnisée.

Tous ensemble, défendons nos libertés ! Tous en grève le 4 octobre !

> Télécharger le préavis de grève astreinte, 4 octobre 2005