Trop c’est trop !

La souffrance de l’un de nos collègues de Dijon s’est traduite, jeudi dernier, par un nouveau drame. C’est le cinquième collègue à avoir décidé de mettre fin à ses jours depuis ce début d’année. C’est insupportable et c’est intolérable.

En effet, aujourd’hui l’entreprise n’est plus en position de pouvoir nier la réalité de la souffrance psychologique, les attentes et les revendications de son personnel.

Il a fallu la triple pression des personnels, des Organisations Syndicales et des médias pour qu’enfin, début septembre 2009, la direction générale prenne l’engagement de faire en sorte que le FT de décembre ne soit plus celui de septembre. Depuis,

  • L’expertise Technologia s’est tenue, plus de 80% des personnels s’y sont exprimés.

  • Les assises de la refondation sociale ont eu lieu : là encore le personnel a largement exprimé ses besoins et ses attentes.

  • Des négociations nationales sont en cours, sur certains groupes (mobilité et équilibre vie privée/ vie professionnelle), des projets d’accords avec des engagements concrets vont être soumis à la signature.

Après ce nouveau drame, il y a urgence et obligation pour la Direction, de concrétiser ses engagements sans attendre, ceux-ci demeurant pour l’heure au rang de simples déclarations de bonnes intentions :

  • L’emploi doit redevenir la priorité dans les négociations.

  • Il y a besoin d’actes forts des directions locales pour que le changement sur le fond annoncé par la direction générale devienne perceptible au quotidien sur le terrain.

  • Les engagements pris en direction des actionnaires doivent être revus à la baisse.

  • Tout ce qui est générateur de stress doit être revu ou banni (challenges, écoutes, objectif…).

  • Le management doit évoluer et être basé sur la confiance.

Il y a maintenant plus d’un mois, le DRH du Groupe déclarait que le temps des négociations locales était venu. Pourtant les négociations peinent à s’engager, les Directions Territoriales semblent toujours « aux ordres » et ne semblent toujours pas disposer des marges de manœuvres nécessaires à convertir les bonnes intentions en actes concrets.