Un capital sans maîtrise

France Telecom a décidé de jeter aux orties le concept « d’entreprise citoyenne » pour devenir une multinationale capitaliste comme les autres.

Pour ceux qui pouvaient encore en douter, l’achat de l’opérateur espagnol Amena va amener France Télécom à se recapitaliser, c’est à dire à offrir de nouvelles actions aux investisseurs. Ceux-ci disposent aujourd’hui de 62,16% du capital de FT, l’État en a 34,9% (État et ERAP) et les salariés… 2,94%.

Cette opération va diminuer la part du capital détenue par l’État, la faisant descendre au dessous de 33%, sous la minorité de blocage. L’État n’aura donc plus son mot à dire sur la politique de France Télécom. Et dire que le représentant de l’Etat au CA considère qu’avec 15% ce serait suffisant !!!

Les salariés se verront « offrir » des miettes de cette capitalisation, le gâteau revenant aux investisseurs. France Télécom se fragilise et entraîne dans cette course effrénée les salariés, éternels oubliés de la redistribution des richesses créées.

Pour la CGT les résultats de France Télécom sont ceux de ses salariés, c’est à eux que doivent revenir les dividendes de leur travail !