Bilan de la privatisation de France Télécom

L’État vient de vendre brutalement sans informer ni les organisations syndicales, ni les salariés, une partie de sa participation dans France Télécom, franchissant ainsi une étape décisive dans la privatisation de ce qui fut un fleuron du service public.

Un sombre bilan pour les usagers

  1. La facture du petit usager a fortement augmenté au contraire de celle des entreprises.
  2. La comparaison des prix n’est pas possible entre les différents opérateurs, les sevices offerts n’étant pas identiques.
  3. Des services gratuits sont devenus payants (2ème prise, déménagement…)
  4. Les points d’accueil physiques sont réduits, les files d’attente s’allongent
  5. Les ruptures de stock, le SAV réduit à sa plus simple expression, les points de paiement supprimés frappent les petits usagers.

Un sombre bilan pour l’emploi

Les salariés subissent sans arrêt les choix économiques désastreux de l’entreprise :

  1. Restructurations, suppressions d’emplois (déjà 8800 en 2004)
  2. Pressions individuelles
  3. Mobilités forcées
  4. Sous-traitance et utilisation de travailleurs étrangers sous-payés, sans s’acquitter des charges sociales
  5. Délocalisation de centres d’appels à l’étranger

Un sombre bilan pour l’aménagement du territoire

  1. Les opérateurs construisent des réseaux qui se juxtaposent dans les zones urbaines mais délaissent celles non peuplées.
  2. De fortes sommes sont investies par les collectivités locales (vos impôts locaux) pour construire leur réseau.
  3. Les réseaux des opérateurs mobiles ne sont pas inter-opérables, ce qui signifie que vous ne pouvez pas utiliser le terminal d’un opérateur sur un autre réseau.

La CGT propose d’autres perspectives

Le droit à la communication : un enjeu vital La communication est un levier essentiel de développement économique, culturel et social. Elle doit cesser d’être considérée comme une marchandise.

Pour un grand service public des communications

  1. Un bilan doit être fait sur les conséquences des lois de privatisation et de la nouvelle régulation pour définir les moyens à investir pour garantir le service public.
  2. Ré-appropriation totale de France Télécom
  3. Remise en cause de la politique de déréglementation, à l’origine de la disparition des services publics
  4. Maîtrise publique nationale en matière de conception, réalisation, maintenance des réseaux, des infrastructures
  5. Mutualisations avec d’autres services publics pour offrir aux usagers des services de proximité utiles à leurs besoins
  6. Transformation de l’autorité de régulation en instance de concertation démocratique composée d’élus, d’usagers, d’associations..