Convention Collective des activités postales, Toutes les raisons d’agir le 29 janvier 2009

La crise a bon dos

Déjà dans les entreprises de la branche des activités postales, des directions se servent du prétexte de la crise actuelle du système capitaliste pour valider et conforter leur choix de gestion visant à supprimer des emplois ou exiger une mobilité forcée de leurs salariés, voire fermer des sites.

Ce n’est pas aux salariés de faire les frais d’une logique axée sur la seule rentabilité financière.

Les salariés de la branche des activités postales ont toutes les raisons d’agir avec l’ensemble des salariés le 29 janvier

La loi de « dérégulation » postale du 20 mai 2005 prévoit dans le cadre de la mise en œuvre de la libéralisation du secteur des activités postales la négociation d’une convention collective pour les activités courrier adressé.

Pour autant l’article 26 de la loi ne permet pas de définir clairement le champ d’application et laisse une place importante à toute forme d’interprétation.

Le SOP (syndicat des opérateurs postaux) piloté par La Poste veut notamment dans cette négociation mettre fin à la convention commune jusqu’alors applicable aux postiers contractuels et tirer vers le bas l’ensemble des garanties pour tous les salariés de la branche.

Au contraire la CGT s’investit dans ces négociations afin de tirer vers le haut les droits de l’ensemble des salariés qu’il soit de La Poste, d’Adrexo, de DHL ou d’autres entreprises.

La CGT propose aussi

  • un nouveau statut du travail salarié permettant à chaque salarié de bénéficier de droits progressifs et cumulatifs transférables et opposables à chaque entreprise
  • Le SMIC à 1.600 € pour un salarié sans qualification et le doublement au minimum du salaire au cours de la carrière
  • la sécurisation du parcours professionnel, notamment par la garantie de l’emploi
  • le droit à la formation, à la protection sociale… Les négociations ont commencé de manière très rude. En effet sur le champ d’application (salariés concernés par la convention), le SOP fait des propositions dérogatoires aux textes en vigueur, par exemple il souhaiterait qu’un salarié puisse être rattaché à deux conventions collectives différentes à la fois, ceci afin de choisir à la carte les dispositions les moins favorables pour le salarié.

Cette volonté n’a pour but que d’aider les pouvoirs publics et le patronat à faire voler en éclat le code du travail.

Pour la CGT c’est inacceptable

C’est plus de droits et plus de garanties qu’il faut pour tous les salariés

Nous avons d’ores et déjà interpellé le Ministère du travail. Aucune organisation syndicale ne peut cautionner un tel recul social. La négociation de cette convention collective s’inscrit dans la volonté gouvernementale de libéralisation totale des activités postales et de privatisation de La Poste.

L’annonce officielle par le Président de la République le 19 décembre 2008 du changement de statut de l’entreprise La Poste en société anonyme et l’ouverture de son capital ne fait que confirmer la volonté du gouvernement de privatiser La Poste et de la livrer progressivement aux marchés financiers.

Ensemble, nous pouvons empêcher ce mauvais coup

Il aurait des incidences considérables sur La Poste et les postiers en premier lieu mais aussi sur l’ensemble des entreprises et des salariés qui composent la branche des activités postales.

L’objectif du pouvoir et des directions est de déréglementer le service public postal mais aussi de peser sur la masse salariale donc sur les emplois, les salaires, les droits et garanties collectives.

A contrario, la CGT fait des propositions pour des droits et garanties de haut niveau pour l’ensemble de salariés et de développement du service public postal afin que celui ci réponde aux besoins des populations dans le cadre d’un aménagement équilibré du territoire avec la possibilité pour tous les citoyens d’accéder à l’ensemble des produits et services postaux et le maintien de la péréquation tarifaire.

Le 29 janvier 2009

La CGT appelle l’ensemble des salariés de la branche postale à agir par la grève et dans les manifestations en convergence avec les salariés des autres professions

  • pour la conquête de droits et de garanties de haut niveau pour tous
  • pour exiger l’ouverture de véritables négociations sur toutes leurs revendications