En avant.. Pour le grand bond en arrière ?

Il y a 64 ans, le 14 mars 1944, était adopté par le Conseil National de la Résistance, un programme composé de deux parties. La première, nous explique Pierre VILLON, Membre du CNR et Président de l’ANACR(1954-80), exposait pourquoi il fallait lutter par tous les moyens sans attendre un hypothétique jour J, contre l’occupant et ses valets ; la deuxième partie énumérait les mesures à prendre après la Libération pour une France plus démocratique et socialement plus équitable que celle de 1939.

Sa lecture permet de comprendre que la masse des résistants et du peuple condamnait les féodalités de l’argent comme responsables des malheurs de la France.

Dans cette seconde partie du programme du CNR – diffusé clandestinement sous le titre « Les Jours heureux » – sont définis, entre autres :

Sur le plan économique

  • l’instauration des droits d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie,
  • le retour à la nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques,
  • la participation des travailleurs à la direction de l’économie,

sur le plan social

  • le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement de l’amélioration du régime contractuel du travail,
  • la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine,
  • la garantie du pouvoir d’achat,
  • un plan complet de sécurité sociale
  • la sécurité de l’emploi
  • une retraite digne de ce nom,

… également l’accès à ces droits pour les « populations indigènes et coloniales », et l’accès libre et gratuit à l’éducation et à la culture pour toutes et tous, la liberté de la presse, son honneur, et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances de l’argent et des influences étrangères …

Aujourd’hui ce sont ces avancées sociales qui sont attaquées de plein fouet, et ce depuis de nombreuses années, par l’offensive du patronat et des gouvernements qui n’ont de cesse de répéter que la nouvelle société doit se forger sur des rapports individualisés au nom d’une soit disant liberté d’entreprendre dans un monde de libre concurrence !

. . . . . . AU CONTRAIRE, nous sommes convaincus, nous, militant,es de la CGT, que ce sont LES garanties collectives pour toutes et tous sont LA condition de nos libertés individuelles !

Nous sommes également convaincus que seul un rapport des forces en faveur des travailleuses et des travailleurs sera le garant de nos victoires sociales à venir !

C’est, entre autre, ce que nous souhaitons vous faire partager en vous invitant à la Conférence de presse que nous organiserons pour le

64ème anniversaire de l’adoption du programme du CNR :

le vendredi 14 mars 2008 à : 10 h 30
Union locale CGT d’Annecy
Bourse du Travail
12 rue de la république