En direct du CE DOCE du 17 novembre 2011 – Réactionnaires et responsables… mais non taxables !

Le 1er ministre répète que « les Français vivent au- dessus de leurs moyens ».

Alors le gouvernement saccage les services publics, augmente la TVA, réforme les retraites, supprime des allocations, réduit les minima sociaux et les remboursements de la Sécurité sociale (alors que la responsabilité des entreprises et en particulier FT est importante dans la dégradation de la santé des salariés), réduit les indemnités journalières, augmente les prélèvements sur les mutuelles et la CSG sur les salaires…

Quand on sait que, selon les services de l’administration, les fraudes aux cotisations sociales dues aux assurés sont de l’ordre de 458 millions d’€ et que la fraude due aux prélèvements des entreprises représente près de 15 milliards d’€, auquel on ajoute la fraude fiscale patronale, l’addition du grand patronat atteindrait les 65 milliards d’€ !

Qui sont les vrais responsables, qui devrait-on taxer en priorité… ?

La mise en place expresse d’un jour de carence dans la Fonction Publique et un jour supplémentaire dans le privé est à mettre en parallèle avec les 2 ans qu’il a fallu (encore que le ministre n’ait toujours rien signé !) pour la réforme de la catégorie B dans la Fonction Publique (qui au passage perd toute rétroactivité !)

Si des recrutements de jeunes ont enfin vu le jour, si des salariés ont pu voir leurs conditions de travail s’améliorer avec le télétravail, si des accords ont pu être validés, c’est grâce à la pression du personnel et des organisations syndicales.

Mais tout cela reste bien fragile, on le voit bien au travers du dossier GPEC 2011-2013.

Dans les services c’est à nouveau la course aux objectifs, au comblement du moindre trou dans les plans de charge, à la non prise en compte des temps de déplacement.

La semaine dernière, une nouvelle fois, le pôle enquête sévissait sur l’UI Alpes, sans qu’il y ait eu au préalable information des IRP et intervention auprès des salariés concernés; on revient aux vieilles méthodes en appliquant directement l’action punitive.
Quel écart entre les paroles de nos dirigeants et la réalité des services, et comment peut-on encore croire aux discours quand les actes signifient le contraire !

Pour la CGT, les prochains élus IRP, tout comme celles et ceux de l’ancienne mandature, mettront tout en œuvre pour que le personnel soit respecté, pour qu’il puisse retrouver dans le travail sérénité et épanouissement, et pour que ses revendications aboutissent.