Signe Pas le dimanche

En direct du CE DTCE du 24 février 2011 – Dimanches et Fériés en boutiques

Malgré un bilan 2010 ne faisant apparaître ni justification économique, ni les heures supplémentaires, ni les heures rendues et récupérées, ni la nature des contrats des « volontaires », la DTCE annonce pour cette année 15% de plus de prévisions d’ouverture, et plus 15% de personnel prévu pour ces ouvertures soi-disant exceptionnelles.

Pour la CGT, toute banalisation est à proscrire et il est donc nécessaire que :

  • les jours fériés soient des jours de repos commun à la majorité des salariés, et au cas où ils seraient travaillés exceptionnellement, que cela donne lieu à la même compensation que pour les dimanches (au minimum, à un doublement du salaire et un repos compensateur)
  • les journées de formation programmées pendant les jours de repos ne soient pas une contrainte de quelque ordre que ce soit pour les salariés de l’AD
  • le volontariat ne soit assujetti à aucune contrainte, ni pression managériale, notamment pour les étudiants
  • les organisations syndicales soient informées et consultées sur les demandes de refus de travailler le dimanche.

La Cgt affirme qu’il existe d’autres solutions pour relancer l’économie et cela passe par la revalorisation du pouvoir d’achat et des salaires :

  • le SMIC à 1600 euros dès l’embauche avec doublement du salaire en fin de carrière
  • des emplois stables et durables à temps complet et le passage des temps partiels à temps complet pour les salariés qui le souhaitent
  • une allocation d’autonomie pour les étudiants salariés
  • une sécurisation des parcours professionnels, avec une véritable formation professionnelle
  • deux jours de repos consécutifs une durée de travail hebdomadaire à 35 h

Pour toutes ces raisons, les élus CGT n’ont pas donné pas un avis favorable à l’ouverture des dimanches et jours fériés.