En direct du CE DTCE du 25 et 26 novembre 2010 – Parafoudres radioactifs : attention, danger!

La problématique « parafoudre radioactif » a enfin été abordé en CE, et pourrait prendre désormais une tournure nationale, les enjeux pouvant dépasser le cadre de l’entreprise…

Dispositifs de protection placés sur les lignes, ces parafoudres étaient présents dans les répartiteurs sur les têtes de câbles et sur des coffrets de transition (câble aérien / câble souterrain) sur les poteaux du réseau de distribution ou de transport.

Dans les années 70, des modèles de parafoudre contenant des substances radioactives (radio éléments) ont été utilisés sur le réseau des lignes, et ce sont encore aujourd’hui des millions de ces équipements qui protègent encore le réseau sur tout le territoire…

Depuis 1996, FT a toujours voulu minimiser ce risque radioactif, connu pourtant depuis la fin des années 70 !

Expertises, CHSCT, études et rapports de différents organismes reconnus se sont succédés, sous l’impulsion des élus CGT, et tendent aujourd’hui à démontrer une réelle nocivité de ces équipements, ce que conteste la Direction, malgré une mise en demeure du Ministère du Travail.

Frilosité aussi de la DTCE qui n’a ni transmis cette mise en demeure ni les derniers rapports indiquant clairement les risques encourues pour les personnes et l’environnement !

La CGT a fait des propositions concrètes, en complément de la nécessaire information des salariés intervenants : remplacer ce qui est dangereux par ce qui ne l’est pas ou moins, ce qui implique de recenser puis remplacer les boites radioactives existantes en respectant les recommandations de retrait, de transport et de stockage, les opérations de récupération et de traitement de ces déchets étant ensuite réalisées par des entreprises spécialisées conformément à la règlementation ; investir dans l’enfouissement des lignes et dans la fibre optique.

Mais pour la Direction, si un inventaire pourrait être fait pour effectuer quelques remplacements (pas toutes les boites RPF et RPC car pas de place pour le stockage), l’enfouissement des artères, ne serait-ce que les plus fragilisées, reste une charge, en clair, ça coûte trop cher!

Pour la CGT, ce dossier sensible est à l’évidence un problème pour l’entreprise, mais celle-ci doit tout mettre en œuvre pour que la santé de ses salariés soit prise en considération, quel qu’en soit le prix à payer!