En direct du CE DTCE du 27 janvier 2011 – Recours aux heures supplémentaires en 2011

Malgré l’absence de bilan 2010, la Direction a quand même prévu 130 000 heures supplémentaires et complémentaires pour 2011…

Entre lapalissades et déni, la Direction s’est réfugiée derrière un système d’information défaillant incapable de décompter les heures supp réalisées, mais n’a pas caché sa volonté d’inciter les salariés à se les faire rendre, voire d’inviter à les faire gratuitement comme à l’AE lors des « kick-off », ou encore d’activer des plans de crise permettant, comme en 2009 et 2010, de faire faire des heures sans les déclarer !

Pour la CGT, ces plans de crise, notamment dans les UI, servent à masquer une partie importante des heures réalisées et c’est pour cela que la Direction en abuse sous les termes « travaux urgents de sécurité »

La CGT a demandé que des négociations s’ouvrent afin de déterminer à partir de quoi, quand, où et comment doivent se déclencher ces plans, que ce soit « RADIAL », « flash Radial », « Parasol, Paratonnerre ou Parachute »…

A été rappelé la définition de RADIAL : Rétablissement Accéléré des Dommages d’lntempéries Aux Lignes, où l’on voit que c’est bien un nombre de dérangements uniquement liés aux intempéries qui doit enclencher un plan de crise…

Car tous les travaux relatifs à ces plans doivent rester essentiellement curatifs avec pour finalité l’organisation des mesures de sauvetage, de prévention d’accidents imminents ou de réparation d’accidents survenus au matériel, aux installations ou aux bâtiments.

La CGT a exigé que les Directions se limitent à ça, et que toute approche extensive de la notion de travaux urgents doit être surveillée et à proscrire.

On peut aussi se poser la question de la qualité de ce mode d’organisation du travail car il semble bien que le recours aux heures supplémentaires constitue un mode régulier d’organisation du temps de travail.

Et les volontaires, d’office ou non, pour beaucoup d’entre eux, effectuent ces heures pour des raisons de pouvoir d’achat.

Toutes ces heures supplémentaires correspondent – et la Direction le sait – à des emplois.

Certes, le robinet à embauches a été ouvert (mais à quel prix…), mais le débit ressemble au plus au 56 K alors que tant pour les clients que pour le personnel en place, c’est du 100 Mga dont ils ont besoin…

Encore une fois, c’est bien en revendiquant les effectifs nécessaires, service par service, que toutes ces heures supplémentaires ou complémentaires peuvent se transformer en emploi pour travailler sereinement !