En direct du CE DTCE n°24

La CGT a rappelé que depuis quelques mois déjà, le thème de la crise était devenu un sujet de conversation autant que de préoccupation de tous les citoyens français, et au delà.

Alors qu’une réflexion sur la place du travail, créateur de richesses dans les entreprises devrait être à l’ordre du jour, l’annonce de plans de suppressions d’emplois se multiplie jusqu’à devenir aussi courant que les bulletins météo.

À France Télécom, la politique habituelle de réorganisations, fermetures de services, ou autres évictions de l’entreprise d’une manière ou d’une autre ne faiblit pas, bien au contraire !

Après avoir cité quelques exemples (à ne pas suivre !) d’entreprises ou compagnies américaines ayant fait faillite suite à des malversations ou des placements douteux dans la finance (encore elle !), et indiqué que pour certains de leurs dirigeants (pas assez selon la CGT…), des peines de 24 ans de prison avaient été requises, la CGT a aussi rappelé la gestion catastrophique de Michel BON, lui-même condamné (mais si peu !) à 10 000 Euros d’amende…

Pour mémoire, il prônait la financiarisation à outrance et, comme les décideurs en place aujourd’hui, il clamait que le marché restait le meilleur moyen de servir ses clients, espérant même que cette réalité toucherait bientôt les services non marchands, comme l’éducation et la santé !(Capital, décembre 1999). Au bout du compte, une quasi-faillite de l’entreprise a été évitée par l’intervention publique.

Résultat de l’opération : près de 70 milliards d’euros payés par les contribuables, des salariés de FT subissant des conditions de vie et de travail de plus en plus insupportables tant par les restructurations menées au pas de charge que par les milliers de suppressions d’emplois, amenant certains à des solutions extrêmes. Fort de ces exemples édifiants, la CGT appelle les salariés à engager un débat sur les fondements de la crise, et à se rappeler en permanence que c’est le travail des salariés qui fait la richesse !

Pour la CGT, les causes de la crise sont bel et bien à chercher du côté de la spéculation hasardeuse, pour ne pas dire mafieuse sur les marchés financiers.

Pour la CGT, l’issue à la crise au sens large passe par un retour à l’investissement dans l’homme.

La CGT a des propositions :

Elle réclame par exemple un droit de veto suspensif des Comités d’Entreprise sur les licenciements collectifs, une révision générale des mécanismes d’aides au entreprise. La CGT revendique la fin de l’austérité salariale et l’augmentation des salaires et des retraites, ainsi que l’investissement dans l’appareil de production et dans l’emploi qualifié, stable et bien rémunéré.

Notre secteur d’activité n’est pas en dehors de ces réalités, et la CGT a dénoncé l’utilisation de la situation de crise contre les salariés. L’accroissement des bénéfices de l’entreprise, celui des dividendes aux actionnaires, est en totale contradiction avec l’absence de revalorisation des salaires, et le désinvestissement dogmatique dans l’emploi stable et qualifié.

En ce qui concerne la DT Centre-Est, la CGT a démontré que cette absence d’investissement à la fois dans les infrastructures et à la fois dans les hommes se faisait d’ailleurs aujourd’hui bien remarquer puisque l’entreprise ne savait plus faire face aux moindres aléas climatique, pourtant habituel dans notre région !

Car à défaut de modifier la météo, il est encore temps d’inverser la tendance et de mettre l’homme au centre des préoccupations, seule garantie pour l’avenir !

C’est pourquoi, la CGT avec les autres organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA) appellent les salariés du privé et du public, les chômeurs et les retraités, à une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle le 29 janvier 2009, qui doit être le point de départ de mobilisations durables et déterminées.

En direct du CE DTCE n°24