Préavis de grève à La Poste

La fédération CGT-Fapt dépose un préavis de grève de 24 heures pour la journée du 24 juin 2010 couvrant l’ensemble des personnels, fonctionnaires, contractuels de droit public ou privé, cadres ou non cadres, de tous les services de la Poste, et pour tous les régimes de travail, y compris cycliques ou assimilés, du mardi 22 juin 2010 à la prise de service (20 heures) au samedi 26 juin, (6 heures).

Après le succès de la journée de mobilisation du 27 mai dernier, les personnels du groupe La Poste agiront de nouveau le 24 juin sous différentes formes dans le cadre de la journée interprofessionnelle unitaire sur les retraites, les salaires, l’emploi, le service public.

Avec l’ensemble des professions ils exigeront que l’avenir de notre régime de retraite et en particulier de notre régime spécial soit garanti :

  1. La retraite à taux plein à 60 ans et la reconnaissance de la pénibilité par des départs anticipés, 75% minimum du dernier salaire.
  2. 50 points d’indice coup de chapeau 6 mois avant le départ à la retraite pour les AFO et une mesure similaire pour les ACO
  3. Que soit stoppé l’allongement de la durée de cotisation, la prise en compte des périodes d’études et d’inactivités forcées,
  4. Le financement des régimes par une mise à contribution des revenus financiers, l’élargissement de l’assiette de cotisation à toutes les rémunérations, le développement de l’emploi, l’augmentation des salaires…

La Fédération CGT FAPT appelle également l’ensemble des postier(e)s à amplifier la mobilisation et à décider partout la grève le jeudi 24 juin pour réaffirmer ni privatisation, ni statu quo et notre exigence d’un service public postal moderne et rénové assurant l’avenir de La Poste et garantissant l’emploi, le maintien et l’amélioration des garanties de tous les personnels.

Ils exigeront l’arrêt des réorganisations et restructurations incessantes qui s’accompagnent de suppressions d’emplois, d’intensification du travail et de modification des règles de gestion et qui concourent à la privatisation, à la mise à mal du service public et des droits et garanties de tous les personnels.

Le courrier  adressé à la direction par le syndicat professionnel des médecins de prévention de la Poste confirme la gravité de la situation.

Ils revendiqueront pour assurer leur avenir et celui de la Poste.