FTSA: Et l’emploi, les salaires et le pouvoir d’achat ?

Communiqué de presse de la Fédération des salariés du secteur des activités postales et de télécommunications

Les dirigeants de France Télécom viennent de communiquer les comptes financiers du Groupe 2004. La direction se vante d’avoir dépassé les objectifs de croissance et de rentabilité :
- Chiffre d’affaires du Groupe de plus de 47 Milliards d’euros et +4,1%.
- Résultat d’exploitation avant amortissement +7,4% (exploitation…..des salariés !)
- Marge d’exploitation (RE/CA) +1,7%
- Résultat d’exploitation – investissements hors licences (REAA- CAPEX) + 9,2%.

Tous les segments d’activités, mis à part Equant, ont largement atteint voire dépassé les objectifs fixés :
- Chiffre d’affaires (pro-forma) : Orange (+10,4%), Fixe (-0,4%), Wanadoo (+9,9%), Equant (-1,2%), TP Group (+1,6%), autres international (+6%)
- Résultat d’exploitation (proforma) : Orange (+15,9%), fixe, (4,2%), Wanadoo (-5,5%), Equant (-51,9%), TP Group (+2,0%), international (+1%)
- Le Free Cash Flow, malgré le rachat des minoritaires d’Orange et de Wanadoo et divers impacts liés aux nouveaux standards comptables, reste positif.
- La dette nette sur le résultat d’exploitation en 2002 de 72,2 milliards nouvelles normes est descendue en 2004 à 43,9 milliards d’euros.

Les salariés de l’ensemble du Groupe sont à l’origine de ces résultats. Ils sont en droit d’exiger une redistribution des richesses produites.
- Or la direction renvoie cette question à une très aléatoire augmentation de la participation (bloquée pour 5 ans) et un interessement qui n’augmenterait que de 20 €uros en moyenne.
- Rien sur les salaires, au point qu’aucune organisation syndicale n’a signé l’accord salarial pour les contractuels de FTSA.
- La semaine dernière, 8.000 suppressions d’emplois ont été annoncées dans le Groupe dont 6.850 pour la France. Sur 3.000 recrutements prévus, 1.800 sont prévus en CDI à temps partiel imposé de 9H à 12H par semaine. En Pologne, 2.000 nouvelles suppressions d’emplois sont programmées sur 2 ans, portant ainsi les suppressions d’emplois à plus de la moitié des effectifs en quelques années de présence à TPSA.
- Pendant ce temps, les actionnaires vont percevoir un dividende de 1,1 milliards (0,48 €uros par action contre 0,25 €uros l’an passé) soit l’équivalent de 11.000 emplois.
- La cession d’une tranche supplémentaire de Pages Jaunes, essentiellement financière, rapportera facilement 450 millions d’euros mais rend cette filiale et ses salariés encore plus vulnérables, car dépendants des résultats.

La CGT estime que cette situation ne peut plus durer et exige l’ouverture immédiate de négociations sur les revendications des salariés en matière d’emploi stable et qualifié, de formation, de reconnaissance professionnelle, de qualité de service, de conditions de travail. La direction doit entendre ce qui s’est exprimé au travers des multiples actions des 20 janvier et 5 février.

D’ores et déjà, la CGT a interpellé toutes les organisations syndicales pour une nouvelle journée de grève et de manifestations interprofessionnelles dans les prochaines semaines et appelle à faire du 8 mars un grand rendez-vous pour la défense des droits des femmes et de l’égalité professionnelle.

Les élections aux institutions représentatives du personnel du 18 janvier ont donné 40% des sièges d’élus CGT aux CE et aux DP. Autant de collègues militants de proximité qui vont travailler à la démarche de la CGT : contestation, proposition, rassemblement, lutte, négociation.