La crise : débat public à Annecy le 10 décembre

La crise ne tombe pas du ciel

Ce n’est pas une « dérive du capitalisme, mais la conséquence inévitable de sa logique :

  • Pour augmenter ses profits, le capitalisme comprime les salaires, le pouvoir d’achat, les Services Publics et les dépenses sociales, il délocalise et met les salariés en concurrence….C’est la crise sociale .
  • Conséquence : la demande et les investissements chutent. La croissance est faible
  • Pour augmenter malgré tous leurs profits, les capitaux sont orientés alors de plus en plus vers la Bourse et la spéculation. C’est la « bulle financière » qui asphyxie l’économie réelle.
  • À force de faire baisser le pouvoir d’achat, la crise sociale entraîne l’économie vers la récession. Les financiers prennent peur que le système ne s’écroule (surendettement des ménages et crise des « subprimes » aux USA). C’est l’explosion de la bulle et la crise financière.
  • Désorganisant tout le système bancaire et financier, cette explosion de l’économie « casino » peut entraîner le monde entier dans une dépression aux conséquences incalculables. Nous en sommes là.

Des sommes folles !!! Qui va payer ?

Les spéculateurs ont fait des profits, mais c’est de l’argent public, le votre, qui va voler à leur secours.

Depuis le début de la crise financière, 30.000 milliards de dollars ont été détruits, soit 5.000 $ pour chacun des 6 milliards d’habitants de la planète. Rappelons que 2,6 milliards de personnes vivaient au dessous de 2 $ par jour en 2005.

Après les 700 milliards de dollars de Bush, Sarkozy vient de débloquer 360 milliards pour la France.

En 15 jours, l’Europe a « trouvé » près de 2000 milliards d’euros pour renflouer les banques. Il en faudrait 82 milliards pour résoudre les problèmes de la faim et des épidémies sur la planète.

Les caisses sont vides ? Mon œil !

Bas salaires, petites retraites, coupes sombres pour la santé, l’emploi et les services publics, manque de logements….La droite et Sarkozy n’arrêtent pas de nous dire : « désolé, mais les caisses sont vides ». Mais tout le monde voit bien aujourd’hui que c’est un mensonge éhonté.

L’argent coule à flot : quand les financiers en ont besoin, on trouve des milliers de milliards en quelques jours.

Tout ce que le capital a extorqué aux salariés et aux familles a nourri la spéculation et crée la fameuse « bulle financière ». En 30 ans, 10 points de PIB sont passés des Salaires au capital. Pour la France, cela représente environs 190 milliards d’euros, soit 3000 € par français ou 8000 € par salarié.

Il faudrait 7 milliards d’euros pour boucher le « trou » de la sécu, 9 milliards d’euros pour porter le Smic à 1500€, 90 milliards d’euros pour augmenter les salaires de 300 € mensuels pour 25 millions de salariés.

Les solutions Sarkozy : inefficaces et inacceptables

Il faut des mesures d’urgence, l’argent des banques est celui de tous. Mais donner des centaines de milliards d’euros sans aucune garantie, et sans que l’on change de logique : C’EST IRRESPONSABLE.
Ceux qui parlent de nationalisation des banques nous trompent : pour eux, il s’agit de nationaliser les pertes, puis rendre les rênes à ceux qui nous ont mis dans le mur pour qu’ils recommencent leur course à la spéculation et aux profits.

Pour la CGT

Les seules solutions sont celles qui répondent directement à la satisfaction de l’intérêt des salariés :

  • Augmentation des salaires et pensions : seule solution pour faire redémarrer l’économie
  • Réorientation immédiate de l’argent vers les besoins réels : salaire et pouvoir d’achat, emploi, formation, logement, santé, éducation, recherche, protection sociale, environnement.
  • Développement et modernisation des services publics pour écarter les biens communs de la loi du profit maximum. Et tout de suite, refus de toutes nouvelles privatisations, à commencer par celle de La Poste.
  • Un grand programme d’équipements structurant, en matière de : Transport, santé, sport, et nouvelles technologies, éducation.
  • Contrôle du système bancaire : Nationalisation des banques

Cet argumentaire n’a qu’un seul but : nous amener au débat et à la réflexion collective nécessaire à la riposte ouvrière face à cette « crise ».

Pour l’UL CGT d’Annecy et Environs, un des moyens pour y arriver, c’est la lutte, donc la mobilisation et la Grève, seules réponses aux besoins et revendications exprimés par la population .

C’est pourquoi nous vous invitons le :

Mercredi 10 décembre 2008

Débat public

20 H 00 Salle Pierre Lamy

12, rue de la république

74000 Annecy