La mobilisation continue !

Le Comité Central d’Entreprise SFR a rendu un avis négatif sur le projet d’externalisation des trois centres d’appels de Lyon, Poitiers, et Toulouse.

Malgré le résultat de cette consultation et les nombreuses mobilisations depuis plus de deux mois sur l’ensemble de SFR, la direction a décidé de passer en force même si la lutte l’a contrainte à concéder au personnel transféré certaines garanties qui restent très en deçà des revendications.

Pour la CGT, ce « jusqu’au boutisme » est inacceptable. 1900 salariés vendus comme de la vulgaire marchandise à des entreprises sous-traitantes avec à la clé : perte des acquis individuels, baisse des droits et garanties collectives, et de grosses interrogations sur le maintien des emplois à moyen terme.

La CGT réaffirme que ce projet ne répond en rien aux revendications légitimes du personnel ni même aux besoins des clients.

Il s’agit d’un plan social déguisé ou plutôt sous-traité avec l’ombre de la délocalisation, qui laisse augurer de nouveaux projets d’externalisation pour d’autres activités.

Rien, ni économiquement, ni financièrement, ne justifie un tel projet bien au contraire, si ce n’est un effet d’annonce pour dégager un peu plus de cash à très court terme au mépris total de l’avenir de 1900 salariés.

La direction de SFR porte une lourde responsabilité sur la dégradation alarmante de la santé physique et mentale de son personnel. Comment peut-elle encore le nier au regard des centaines d’arrêts maladie délivrés sur les trois centres concernés depuis l’annonce du projet, des annonces d’intention de grève de la faim ou, encore du geste de colère désespéré d’une élue DP CGT du site de Poitiers ?

C’est bien dans un contexte de durcissement du conflit et de pression (chantage, intimidation et menace) de plus en plus forte exercée par la direction sur les salariés et leurs représentants que notre collègue militante, qui lutte avec acharnement pour le maintien des emplois à SFR, a tenté de mettre fin à ses jours sur son lieu de travail, samedi 23 juillet. Grâce à la réactivité de ses collègues ayant alerté les secours, ses jours ne sont plus en danger.

La CGT interpelle la direction de SFR afin qu’elle assume ses responsabilités de protection de la santé physique et mentale de ses salariés. Il est intolérable qu’elle puisse minimiser et mettre en doute cet événement alors même qu’elle annonce un renforcement de la cellule d’assistance psychologique mise en place sur le site de Poitiers, ce qui confirme bien que les risques existent.

La CGT réaffirme toute sa solidarité et son implication dans la lutte auprès du personnel de SFR pour leurs emplois, leurs droits et garanties, leurs salaires, leurs conditions de travail et leur dignité.

Avec l’annonce confirmée du transfert au 1er août des centres de Lyon et Poitiers, un recours juridique étant en cours sur Toulouse, une nouvelle phase de la lutte s’engage. L’élan de mobilisation des salariés doit se poursuivre et se renforcer pour une reprise du dialogue social et une réponse aux exigences du personnel.

La CGT réaffirme son exigence de retrait immédiat de ce projet et de tout autre visant une externalisation des activités ; elle continuera de mener, au côté du personnel, toutes les actions nécessaires à faire valoir leurs intérêts .
Montreuil, le 24 juillet 2007

Communiqué de la Fédération