Le 17 juin: Journée d’action Retraite et 35H

Pour la retraite solidaire
et contre la déréglementation
du temps de travail

Le 17 juin, nous appelons les salariés des entreprises privées et des établissements publics à participer à une journée nationale d’action unitaire avec manifestations et arrêts de travail pour soutenir deux grandes revendications vis-à-vis du gouvernement et du patronat :

  • la défense du système des retraites ;
  • l’opposition au projet de déréglementation de la législation sur le temps de travail qui remet en cause les 35 heures.

Garantir l’avenir des retraites
fondées sur la solidarité entre
les générations.

Les réformes Balladur de 1993 et Fillon de 2003 ont déjà considérablement dégradé les niveaux des pensions perçues par les salariés partis en retraite. Le gouvernement est resté sourd au lendemain des manifestations unitaires du 22 mai. Pas question d’ouvrir la moindre négociation sur le sujet : « les choix de 1993, 2003 et 2007 sont confirmés ».
Cela conduirait à aggraver encore les situations des retraités dans les prochaines années puisque est programmée une baisse relative des pensions d’un tiers !

L’allongement à 41 ans du nombre d’années de travail pour obtenir une retraite à taux plein est inacceptable : avec une entrée plus tardive sur le marché du travail, des carrières précaires et des licenciements avant 60 ans, les réformes visent à empêcher les salariés de bénéficier des retraites à taux plein et diminuer le pouvoir d’achat des retraités.

Pour répondre véritablement au « vieillissement » de la population, garantissant le pouvoir d’achat des retraités, il faut obtenir de nouveaux financements, mettant notamment à contribution les profits financiers qui ne cessent de croître.

S’opposer
à la déréglementation
du temps de travail

Le gouvernement a annoncé l’intention d’ajouter une deuxième partie au projet de loi reprenant la position commune, négociée entre les syndicats et le patronat, reconnaissant que la représentativité des syndicats doit reposer sur le vote des salariés dans les entreprises. Cette deuxième partie n’a rien à voir avec ce besoin de démocratie sociale.

Le projet vise à supprimer ou modifier près de 70 articles du code du travail concernant l’organisation du temps de travail dans les entreprises !

Il aurait pour conséquence d’allonger la durée effective de travail de millions de salariés, de réduire le paiement des heures supplémentaires et d’accroître encore la flexibilité des horaires !

Travailler toujours plus, plus longtemps pour ne rien gagner sinon une santé et une qualité de vie de plus en plus précarisées, ça suffit !

Après les mobilisations du 22 mai, participons encore plus nombreux à la journée de manifestations et d’arrêts de travail du 17 juin !