1er mai 2011

Le 28 avril et le 1 mai, manifestons tous ensemble !

Dans la suite des mobilisations sur le dossier retraite, des luttes unitaires se développent dans les entreprises, en particulier sur les salaires.

Après le passage en force du gouvernement sur les retraites, les différentes négociations avec le Medef (retraites complémentaires, assurance chômage, emploi des jeunes) ne font qu’entériner les reculs pour les salariés.

Pour la CGT, il est inconcevable de signer des accords qui imposent aux salariés le contraire de ce qu’ils exigent dans les mobilisations.

La communication du Medef est édifiante sur ce sujet : « L’accord sur les retraites complémentaires s’inscrit dans la droite ligne de la réforme des retraites du régime général et
du pacte pour l’euro ».

La crise économique et sa gestion, dont les salariés ne sont en rien responsables, accroissent les inégalités, la précarité, l’insécurité sociale, le sentiment de pauvreté et d’exclusion.

Face à cela, les salariés, avec leurs syndicats, réagissent, se mobilisent, gagnent une part plus
importante des richesses créées par leur travail.

Les thèses développées par le Front national, surfant sur le sentiment de pauvreté et d’exclusion sociale, alimentent la mise en concurrence des salariés plutôt que de pointer
les responsabilités du patronat et du système financier. Les luttes sociales pour les salaires,
l’emploi, les conditions de travail, le service public, la politique industrielle, la protection
sociale sont autant de motifs d’espoir d’une amélioration des conditions de vie dans et hors
du travail et d’une issue à la crise par le progrès social permanent.

Dans ce contexte, la CGT propose que les deux journées de mobilisation et de manifestation
des 28 avril et 1er mai soient mises au service des convergences et du développement des
luttes revendicatives répondant aux exigences des salariés.

Le 28 avril, manifestons pour gagner la reconnaissance, la prévention et la réparation
pour toutes et tous de la pénibilité au travail.

Le 1er mai, prolongeons et faisons grossir les manifestations syndicales en portant ensemble
les revendications salariales par la préférence SOLIDAIRE face à la préférence nationale.
Cette journée de solidarité internationale du monde du travail sera aussi l’occasion pour la
CGT d’exprimer son soutien aux peuples des pays arabes d’Europe et à tous ceux et celles
qui, dans le monde, lutent pour plus de liberté, de démocratie et de progrès social.

1er mai 2011 – Solidarité internationale et progrès social (Communiqué commun CFDT – CGT – FSU – Solidaires – UNSA)