Négociations GPEC: Inacceptable !

Négociation GPEC

Non ► à la régression sociale !

Oui ► à des garanties collectives

Oui ► au développement de l’emploi pour nous et les milliers de jeunes qui attendent !

Exiger la réponse aux revendications

La CGT participe depuis plus d’une année ‚ cette négociation cruciale, avec l’objectif que notre entreprise financièrement florissante assume dans les faits sa responsabilité sociale vis-à-vis des salariés en place, et de l’insertion des milliers de jeunes qui attendent de travailler.

Le succès des mobilisations des 29 Janvier et 19 Mars 2009 trouve son origine dans la plate forme revendicative commune ‚ l’ensemble des Organisations Syndicales qui réaffirment :

  • « ….C’est notamment en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée. Autant de questions à l’ordre du jour de la négociation GPEC…. »
  • « …FT doit participer à la relance économique et surmonter la crise par le maintien et le développement de l’emploi notamment par l’embauche de jeunes, l’augmentation des salaires, l’investissement productif…. »

Forte de cette plate forme unitaire la CGT a exigé que les négociations intègrent la préservation, la consolidation et le développement de l’emploi dans le Groupe en créant les conditions pour que chaque salarié(e) trouve sa place dans de bonnes conditions (Formation, promotion, salaires, conditions de travail…) dans l’entreprise, dans les métiers d’aujourd’hui et de demain.

Direction le recul social !

Au lieu de cela la direction de France Télécom, fidèle à une logique financière aujourd’hui contestée de toute part, s’obstine à vouloir imposer un texte composé essentiellement de mesures d’accompagnement des restructurations et des suppressions d’emplois.

  • Après avoir décidé unilatéralement de la suspension de la négociation pendant plusieurs mois la direction vient de soumettre un nouveau texte en forme de provocation puisqu’il s’agit maintenant de renvoyer pas moins de trois sujets majeurs à des négociations ultérieures sans aucunes garanties sur le contenu :
    • Le télétravail
    • L’insertion des jeunes
    •  « La réussite de la deuxième partie de carrière des seniors »
  • De plus la direction s’affranchie de la déclinaison des accords interprofessionnels sur la formation professionnelle, le stress et la GPEC.
  • Enfin la direction affirme que la rémunération des cadres ne serait plus garantie en cas de mobilité dans le Groupe.

    Inacceptable !

    Chacun admettra que c’est beaucoup de régressions sociales pour une seule Journée ! C’est ce qui a conduit ce 25 mars les Organisations syndicales CGT, CGC, FO et SUD à claquer la porte.

Le projet d’accord répond-il à ces quelques questions défendues par la CGT ?

Quels sont les métiers et les emplois qui devraient exister dans ma ville dans 1 an, 2 ans, 3 ans ? combien de recrutement sont prévus et dans quels métiers dans ma ville, mon département ? Refus de la direction de mettre en place les outils prévisionnels permettant chaque année d’avoir cette visibilité, une cartographie jusqu’au niveau site est pourtant possible !!
Quelles évolutions de mon métier sont prévues dans ma ville pour les années à venir ? La CGT se bat pour que le développement économique des territoires ne soit pas laissé à seule appréciation des multinationales.
Est-ce que des mesures claires et avec des critères objectifs et collectifs sont définis pour accompagner les mobilités ? Non seulement ces mesures n’existent pas mais en l’état, le texte consacre la logique du Gré à Gré comme si le lien de subordination n’existait pas. Le manager de proximité porterait seul la responsabilité et les conséquences des choix qui seraient fait.
Quelles sont les mesures incitatives à la mobilité ? Garantie de maintien du salaire en cas de mobilité, du salaire net des cadres ? incroyable ! Le salaire des cadres ne serait plus garanti en cas de mobilité dans le Groupe !
Prise en compte de l’aggravation des temps de trajet dans le temps de travail ? La CGT revendique la prise en compte du temps de trajet dans le temps de travail ainsi que la prise en compte des frais réels de transport remplacée dans le texte par une somme forfaitaire.
Quelles sont les mesures permettant à chacun d’avoir dans sa carrière au moins un changement de niveau de qualification ? Aucune , le mot promotion est tabou dans le projet d’accord et les négociations alors que cette mesure est inscrite dans l’accord interprofessionnel.
Commission de recours en cas de désaccord pour le DIF ou la VAE ? Revendication de la CGT refusée par la direction !
Est-ce que les pressions individuelles à la mobilité vont s’arrêter ? Non ! il est même prévu de les renforcer par un passage, qui peut être obligatoire, à l’Espace Développement. Le «  time to move » (il est temps de bouger) deviendrait une règle présentée par la direction comme «  bonne pour la santé »
Le télétravail comme alternative à la fermeture des sites ? Cette question initialement prévue dans la GPEC est aujourd’hui remplacée par une négociation distincte. Déjà la direction précise qu’il ne peut s’agir que d’une solution transitoire d’au maximum un an.

Ne laissons pas le monde des affaires décider de notre avenir et de celui de nos enfants. La CGT appelle les salariés :

À amplifier la mobilisation unitaire

À exiger de réelles négociations.


GPEC : Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences