Non aux fermetures des boutiques

Dans les directions territoriales des dizaines de projets de fermeture de boutiques sont annoncées ( 34 pour 2008).

France Télécom continue à se désengager des villes petites et moyennes en substituant aux boutiques des mobistores. La prise de participation dans photo service et photo station vient accroître ce phénomène.

La cible des boutiques devant être placée sur des zones de chalandise à fort potentiel. De fait cela entraîne des fermetures plus nombreuses des boutiques situées dans les zones rurales où les quartiers populaires.

Cette annonce est d’autant plus inacceptable que France Télécom reconnaît que la qualité de service délivrée et le savoir faire de nos vendeurs est supérieur dans le réseau propre. La direction va même jusqu’à affirmer que « seules les boutiques FT savent vendre les offres complexes ou convergentes ». Alors :

  • pourquoi faire le choix de la franchisation ou de l’externalisation ?
  • Pourquoi priver les populations des villes où sont fermées ces agences des nouveaux produits et du SAV afférents ?
  • Pourquoi priver les salariés de France Télécom des emplois de proximité restant dans les petites villes ?

La seule réponse apportée par la direction est une question de coût, un employé dans un réseau partenaire
coûte 50 % moins cher qu’un vendeur en interne et on gardera en interne uniquement les localisations jugées stratégiques (ex : les Champs Élysées).

C’est la fin de l’égalité de traitement des usagers.
Les mêmes services ne seront plus délivrés sur tout le territoire par France Télécom (SAV par exemple).

Pour la CGT, il faut garder nos boutiques mais aussi internaliser les mobistores, photo station et photo service pour améliorer les salaires et la formation des collègues et pour délivrer sur l’ensemble du territoire un niveau de service équivalent. Ce sont dans ces zones que les parts de marchés de France Télécom sont les plus fortes et c’est une façon originale de remercier nos clients les plus fidèles.

La CGT soutient toutes les luttes et actions pour le maintien des boutiques en projet de fermetures comme à Aubagne et exige la présentation de ce plan national au CCUES et donc le gel des fermetures en cours.

Elle combat l’idée avancée par la direction selon laquelle il y aurait 500 emplois de trop ! Elle appelle le personnel à chiffrer partout les emplois manquants et à exiger des embauches à temps plein.