Privatisation de la Poste: La poursuite de la mobilisation s’impose

L’annonce du gouvernement du changement de statut de La Poste en Société anonyme ainsi que le calendrier annoncé, confirme la volonté de passage en force.

Cela va à l’encontre des exigences de débats démocratiques, qu’un tel dossier demande.

Cela va à l’encontre des exigences des Postiers, des usagers et des élus qui luttent sous différentes formes depuis des années, pour témoigner leur attachement au service Public postal au regard de la place essentielle qu’il occupe dans la vie économique, sociale et culturelle. La population ne peut être écartée de choix déterminants pour l’avenir. Aucune décision ne peut être prise sans qu’elle donne son avis, notamment par la tenue d’un référendum.

Ni les directives européennes, ni la situation financière de La Poste ne justifient que le gouvernement change le statut de l’entreprise et ouvre son capital quelle qu’en soit la forme.

D’expérience, nous savons que l’ouverture de capital est toujours synonyme de privatisation, de recherche de rentabilité financière au détriment du service public et des personnels.

Une étude récente d’UNI, l’internationale syndicale à laquelle sont affiliés la CGT, la CFDT et FO démontre clairement que la théorie économique en faveur de la libéralisation du secteur postal ne tient pas la route. En effet, il y a peu de concurrence sur les marchés postaux libéralisés, les nouveaux arrivants obtenant de 0,1% à 10% des parts de marchés.

Par ailleurs, pour financer le développement du service public postal, il n’y a pas lieu de recourir à des financements externes. La CGT propose que l’état paye d’abord ses dettes à La Poste liées au financement des missions de service public postal ( cela représente l’équivalent de 800 millions par an) ce qui permettrait de financer les investissements nécessaires et de développer les coopérations mutuellement avantageuses plutôt de promouvoir des acquisitions externes qui contribuent à la financiarisation.

À l’appui des nombreuses luttes locales, souvent unitaires et ponctuées de succès revendicatifs conséquents, la CGT se place résolument à l’offensive.

Toutes ces luttes portent le rejet des réorganisations qui font le lit de la privatisation.

Elles contribuent donc :

  • à ancrer et fédérer l’action nationale unitaire dont nous avons besoin
  • à combattre la privatisation