Privatisation : Le mémorandum de la CGT

C’est en juillet, que l’annonce de changement de statut et l’ouverture du capital de La Poste a été faite.

Ce projet s’inscrit dans une logique de libéralisation totale de ses activités, déjà enclenchée depuis plusieurs années. Il s’agit bien d’un choix de société.

Depuis le début, toutes les organisations syndicales de La Poste sont unies et rassemblées pour refuser tout processus de privatisation et pour gagner un service public postal et rénové.

La mobilisation des postiers, des usagers, d’élus et de partis politiques est particulièrement forte. Nous la qualifions même d’historique. Depuis toujours, la CGT n’a eu de cesse de réaffirmer son opposition totale à toute forme de privatisation et sa volonté de garantir l’accessibilité d’un service public postal de haut niveau sur l’ensemble du territoire

La CGT reste attachée au maintien de la péréquation tarifaire, l’amélioration des droits et garanties des postiers, tout en exigeant l’ouverture de négociations sur leurs revendications ainsi que la tenue d’un débat public national.

La Poste qui occupe une grande place, dans la vie économique, politique, sociale et culturelle dans le pays, doit restée un service public de proximité et de qualité pour tous les citoyens.

Ni privatisation – Ni statu quo.

C’est dans cet objectif, à l’appui des centaines de milliers de signatures recueillies sur les pétitions, des journées de grèves des postiers et de mobilisations comme le 23 septembre, le 22 novembre, que la CGT a élaboré un mémorandum qu’elle entend faire valoir dans la Commission Ailleret mise en place par le Président de La République, avant que ses conclusions soient rendues mi – décembre.

Le mémorandum est la démonstration que rien, ni les directives européennes, ni la situation financière de La Poste n’obligent le gouvernement à changer le statut de l’entreprise et à ouvrir le capital. Le mémorandum est au contraire porteur de propositions pour assurer l’avenir du service public postal et des postiers.

Ces propositions décrites dans le mémorandum s’articulent autour de 5 grands axes :

  • Appropriation publique des activités postales : dont le socle serait, la démocratisation, des droits nouveaux pour les postiers et leurs organisations syndicales et un aménagement équilibré, solidaire et cohérent du territoire.
  • L’unité et la complémentarité de ses réseaux : dont elle dispose aujourd’hui, qui couvre l’ensemble du territoire et des activités de courrier, colis et financières et qui permet une mutualisation des coûts et une plus grande efficacité.
  • Un engagement pour le personnel : développer l’emploi, le revaloriser avec des garanties collectives améliorées. Un développement des coopérations : au niveau national entre entreprises publiques, entre les postes européennes, qui permettrait la construction d’une Europe sociale.
  • Le financement : faisant la démonstration que rien n’oblige à l’ouverture de son capital ; montrant le danger qu’elle engendrerait dans cette période particulière et développant la proposition de la CGT d’un pôle financier public en complémentarité avec celle de fonds régionaux pour l’emploi et le développement solidaire des territoires. La crise actuelle, nous conforte dans notre conviction que La Poste, avec sa banque postale, doit garantir le droit au compte, au moyen de paiement, à l’épargne. L’épargne populaire doit être protégée de la spéculation et orientée vers des investissements pour la cohésion sociale et le développement. C’est le sens de la proposition de la CGT de création d’un pôle financier public.

Consultez le mémorandum dans son intégralité