Résultats financiers en hausse : pour une autre répartition des richesses

C’est dans un contexte de négociations salariales et sur l’évolution de l’emploi que la direction de France Télécom vient d’annoncer ses résultats financiers.
Les années se succèdent et se ressemblent confirmant une santé financière toujours plus performante, inversement proportionnelle à la santé du personnel et à la situation de l’emploi.

Pour la CGT la réussite financière de l’entreprise est d’abord celle d’un personnel à qui l’on demande toujours plus en terme de temps et d’intensité de travail, de réduction des droits à congés, qui plus est à qui l’on demande au final de partir : 4005 suppressions d’emplois en 2007, combien en 2008 ?

Avec un chiffre d’affaires en hausse de 53 millions d’€uros. (+ 2,8%) et 7,8 Milliards de liquidités disponibles (cash flow), plus que jamais à France Télécom comme ailleurs l’exigence d’une autre répartition des richesses en faveur des salariés et du progrès social est posée.

La CGT, qui a lancé une campagne nationale pour l’attribution d’une prime exceptionnelle équivalente à un mois de salaire pour l’ensemble des salariés du groupe dans le monde, se félicite du principe qui semble acquis du versement d’une prime exceptionnelle, même si l’incertitude demeure sur son niveau.

Pour autant la direction doit sortir de l’indécence qui consiste à aborder les négociations salariales actuelles avec des propositions, pour les salariés de droit privé, ridicules : + ou – 2,4% (0,6 au 1er Avril et 0,6% au 1er Octobre et 1,2% conditionnés au bon vouloir du manager direct). Pour les cadres 2,4 % soumis intégralement au bon vouloir du manager direct.

La CGT revendique une augmentation générale et conséquente des salaires sur la base d’un Smic à 1500 € bruts.

Après les rendez-vous d’actions des 24 et 1er février la CGT appelle les personnels du groupe France Télécom et au-delà de toute la branche des télécoms à poursuivre et amplifier l’action pour exiger un juste paiement de la force de travail.

Par ailleurs la pérennité d’une entreprise en constante mutation dépend des niveaux d’investissements pour répondre aux attentes légitime de la population en matière de qualité de service et d’accès pour tous aux moyens modernes de communication.

Cela concerne donc aussi les choix faits en matière de qualité de l’emploi, d’évolution des qualifications et la formation professionnelle.

La CGT demande l’arrêt immédiat des suppressions d’emplois, le maintien et le développement en interne des activités et des emplois de proximité notamment celles relevant du réseaux, de la comptabilité, de la R&D, de la supervision et de l’intervention client, du système d’information, de la relation client…

En ce sens la CGT soutient et encourage les luttes multiples actuelles du personnel qui se bat pour le maintien et le développement de l’emploi de proximité dans chaque département en lien avec les enjeux de service public et de droit à la communication.

Communiqué de la Fédération des activités postales et de télécommunications

Montreuil, le 6 février 2008